Historique

HISTORIQUE


 

TRANS’CUB est une association de citoyens fondée en 1989 qui concerne tous les habitants de la Communauté Urbaine de BORDEAUX.

TRANS’CUB intervient dans tous les domaines qui touchent à notre cadre de vie : nos déplacements, notre consommation d’eau, nos déchets etc.

Notre association veille à ce que les décisions prises par nos élus à la CUB (Communauté Urbaine de Bordeaux ) soient conformes à l’intérêt général.

Pour cela, TRANS’CUB a besoin de tous.

 

 1. L’intérêt général

Notre qualité de vie de tous les jours dépend des décisions de nos élus. Les décisions d’hier conditionnent nos modes de vie d’aujourd’hui, les décisions d’aujourd’hui, nos modes de vie de demain, à nous et à nos enfants.

Que ces décisions soient mauvaises, et nous en subirons inéluctablement les conséquences. Que ce soit dans nos déplacements quotidiens (embouteillages, transports en commun lents et irréguliers), dans la qualité et le prix de l’eau que nous buvons, dans l’air que nous respirons, dans l’évacuation et le traitement de nos déchets, dans la dégradation de notre environnement et le réchauffement de la planète. Que ce soit aussi …dans l’importance des impôts que nous payons.

Or, l’expérience montre que, trop souvent, de mauvaises décisions sont prises.

Le mode de fonctionnement de la CUB (élus nommés par les communes sans lien direct avec les citoyens, opacité des accords politiques à travers un contrat de co-gestion droite-gauche, poids de la techno-structure, absence de contre-pouvoir etc…) favorise des décisions partisanes et coûteuses.

 Que les décisions de nos élus soient conformes à l’intérêt général, qu’elles soient prises en toute clarté, tel est l’objectif  de TRANS’CUB.

 

2. Une Force citoyenne libre

L’expérience montre que pour y arriver, la solution est la mobilisation des citoyens concernés, qui s’informent, informent leurs amis, et se regroupent pour agir.

Telle est notre méthode.

Constituer ensemble cette Force citoyenne libre.

Le pouvoir politique a pour lui des moyens de communication importants, des tribunes diverses et variés (journaux internes, colloques, réunions publiques, émission télévisées auto-financées, droit de réponse systématique dans la presse etc…), au risque avéré de déséquilibre de la démocratie.

Celle-ci ne s'accommode pas de ce mode de fonctionnement. Elle a besoin du positif comme du négatif, du pouvoir et du contre-pouvoir

Nous expérimentons de puis plus de 20 ans une méthode pour ce faire : étudier et analyser les dossiers, proposer des solutions alternatives avec un devoir d’alerte et de recours permanent.

Notre objectif est de participer au débat public et de fédérer les Forces citoyennes libre.

Bien entendu, TRANS’CUB est indépendante, de tous partis politiques et de tous groupes de pression.

Notre seule source de financement est constituée des adhésions et des dons de nos sympathisants.

 

3. Des résultats très importants déjà obtenus dans le passé…

Le tramway et tous les aménagements urbains plutôt qu’un métro

Grâce à TRANSCUB, à la tête d’un collectif d’associations, et grâce à la mobilisation de citoyens, c’est tout notre cadre de vie et nos conditions de déplacements qui en ont été changé. Le résultat obtenu a été l’abandon du projet de métro Val et la réalisation du tramway, non seulement du tramway mais de tous les aménagements urbains qui l’ont accompagnés. Au lieu d’un mini-métro et d’une ville noire, nous avons un réseau de tramway beaucoup plus étendu et une ville blanche.

 

230 millions d’euros d’économies au profit des usagers de l’eau.

Il a fallu à TRANS’CUB et aux associations qui l’ont entouré 14 ans de combat et de patience pour obtenir une révision sérieuse du traité de concession signé par la CUB et la Lyonnaise des  Eaux, lui confiant la gestion du service de l’eau. TRANS’CUB avait mis en évidence que ce traité lui accordait une sur-rémunération injustifée de 380 millions d’euros pour la gestion du service de l’eau sur une période de 30 ans, de 1992 à 2021.

Dans le cadre d’une négociation avec la Lyonnaise des Eaux , la CUB a récupéré 230 millions d’euros. Un montant important certes, mais 150 millions d’euros sont restés à notre charge, à nous usagers du service de l’eau. Ce qui aurait pu bien sûr être évité.

 

Le déplacement du franchissement de la Garonne : des Quinconces aux Bassins à flot

Suite à la décision de faire passer le tramway sur le pont de pierre et à la suppression de deux voies de circulation sur celui-ci, la CUB a décidé de réaliser un nouveau franchissement de la Garonne.

Le Maire de Bordeaux, alors Président de la Communauté Urbaine de Bordeaux, voulait construire un pont fixe au droit de la place des Quinconces, fermant alors le port de la Lune.  

Grâce à une mobilisation de  plusieurs associations face à la communication intense du Maire lors d’une exposition du projet sur les Quais, les Bordelais ont manifesté leur opposition à ce projet qui a été abandonné. 

Avec l’association « Garonne Avenir » et le soutien des Bordelais, TRANS’CUB a obtenu d’une part, l’abandon de ce projet de pont aux Quinconces et, d’autre part, que soit retenu pour la réalisation du nouveau franchissement de la Garonne, le site à proximité des Bassins à flot, dans le prolongement de la rue Lucien Faure. Exactement là où a été réalisé le pont levant dont la mise en service vient d’avoir lieu.

 

4. … mais aussi des combats perdus, …

 Un réseau de tramway deux fois trop étendu, et qui ne passe pas là où il faut

Initialement, il était envisagé de réaliser 24 km de tramway et une partie du réseau devait être enterré en centre-ville. Dès lors, le coût prévu était de 250 millions de F/km, soit un montant total de 6 milliards de F (1milliard d’euro).

Les trois bureaux d’étude chargés de proposer le futur réseau de tramway ont été contraints de prévoir une dépense de 6 milliards de F. C’était une condition essentielle pour que leur proposition soit examinée. Mais, ayant fait le choix de faire passer le tramway entièrement en surface pour un coût beaucoup moindre (150 millions de F/km), ils ont été obligés de multiplier les km de tramway et de prévoir un réseau de 44 km.

Au surplus, plutôt que d’emprunter à partir de la Gare Saint-Jean, le tracé par les cours (Marne, A. Briand, Albret, Clemenceau, Verdun) qui était celui de la ligne de bus 7/8, la ligne la plus chargée de France (9 millions de voyageurs), le choix a été fait de faire passer le tramway sur les quais, là où il y avait la ligne de bus N°1 qui ne transportait pourtant que 2 millions de voyageurs, 4 fois moins.

Résultat : un réseau de tramway deux fois trop étendu, et qui ne passe pas là où il faut. Avec des tronçons surchargés où les usagers sont pressés comme des sardines, et des tronçons en bout de ligne où il n’y a personne.

Nous ne cessons d’interpeller les élus sur la nécessité de penser un réseau global de transport avec une cohérence des déplacements et une vision à long terme. Leur seule réponse est toujours plus de tramway alors que des solutions alternatives existent (tram/train sur le chemin de fer de ceinture, bus en site propre etc…) permettant de mailler le réseau et  d’offrir une offre  de service identique sur l’ensemble du territoire CUB.

 

Un pont levant au lieu d’un tunnel pour franchir la Garonne.

Sous le faux prétexte officiel qu’un pont levant était deux fois moins cher qu’un tunnel, nos élus ont imposé, en s’opposant à toute concertation, l’option du pont levant. Il présente deux inconvénients majeurs qui vont être rapidement constatés :

  • Il restreint l’accès des navires (de croisière, de guerre, de plaisance, etc) au port historique. D’une part, en rendant les conditions d’accès plus contraignantes pour tous. D’autre part, parce que certains navires renonceront à venir n’acceptant pas de prendre le risque de se retrouver dans un port fermé et de ne pas pouvoir être assuré de repartir (problèmes techniques, sociaux, ou autres liés au pont).
  • Le pont empêche, lorsqu’il est ouvert pendant 2h30 à la montée et 1h à la descente pour l’accueil des navires, tout franchissement automobile. Sachant qu’il est prévu la venue de 30 navires par an, soit 60 levées du pont, cela représente pendant les six mois où les bateaux de croisière viennent, 10 ouvertures par mois, soit un jour sur 3. Avec les multiples embouteillages qui en résulteront.

Le « Front associatif » dont TRANS’CUB était l’un des animateurs et qui regroupait 13 associations proposait la réalisation d’un tunnel dont le prix était en réalité  équivalent, voir inférieur au prix du pont levant.

Surtout, le tunnel présentait un avantage considérable par rapport au pont levant, avantage qui aurait même justifié un prix plus élevé. Seul, il garantissait la réalisation des deux fonctions primordiales  en même temps : un passage continu entre les deux-rives pour les véhicules et le maintien de l’accès sans aucune entrave des navires au Port historique.

 

5. … et l’URGENCE : des actions en cours à gagner au plus vite

Aujourd’hui, la phase 3 du tramway continue avec ses incohérences et ses gaspillages d’argent public. Le pseudo Tram/train du médoc (en fait un tramway), avec des chiffres d’usagers (décrits dans les études officielles CUB) qui ridiculisent ce choix, doit être stoppé.

Des lignes de tramway toujours plus rallongées aux marges de la CUB alors que des alternatives existent et que les usagers attendent un service équitable sur l’ensemble de la CUB et des solutions alternatives à la voiture.

Il est encore temps de dénoncer et de stopper ces investissements inutiles et de réorienter les choix de la CUB en matière de transport.

Sur le dossier de l’Eau et l’assainissement, nous demandons la création d’une instance de gouvernance partagée au sein de la Bordelaise de l’eau. Nous travaillons pour faire baisser le prix de l’eau et assurer une gestion rigoureuse de la ressource.

Le projet de Grand stade doit être questionné en terme de financement, de finalité, de besoin et de conséquences environnementales. 

Enfin, nous souhaitons remettre la démocratie au cœur des  décisions en imposant la mise en place des principes de concertation énoncé par Corinne Lepage en 1997, pour tout projet d’envergure.

Tous ces chantiers demandent du temps, de l’investissement et des forces vives.

 

Pour faire vivre la démocratie TRANS’CUB est une association de citoyens qui a besoin de vous.

Ce site est fait pour vous et doit permettre de mettre du lien citoyen pour ceux qui veulent être acteur de l’avenir de la CUB.

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 23/01/2014